Comment coudre une jupe en moins d’une heure ? Tuto de la jupe plissée 

Le facteur temps :

Se lever, marcher, trottiner, courir.

Depuis l’enfance, où l’on nous a appris à se mettre sur nos deux gambettes, le temps n’a eu de cesse de se raccourcir. Ou du moins en apparence. Une minute est toujours une Minute, 60 secondes qui s’écoulent à un rythme mécanique.

Pourtant; plus le temps passe, plus j’accumule les années; plus je sens que les précieuses graines du sablier m’échappent. Petite j’entendais les adultes dirent entre eux : « le temps passe trop vite ». Pour moi, cette phrase était presque une blague. Le temps est égal à lui même, il ne peut s’acheter et il est le même pour tous. Pourtant à l’aube de la trentaine, ce coquin me fuit, il se faufile, il égrène inexorablement ses Minutes.

J’ai l’impression d’avoir arrêter de marcher et d’être perpétuellement en train de courir. J’optimise mon temps au maximum. Par exemple, j’ai fait une croix sur mes talons (pas assez rapide), j’ai seulement deux cartes dans mon portefeuille (visa et navigo, je ne prends même pas ma vitale, damed !). Je pose mes vacances en même temps que la fermeture du RER A (le trajet s’allongeant considérablement ce n’est pas la peine de s’énerver et de perdre du temps dans les transports).

Bref l’optimisation est devenue mon mot d’ordre. Un peu comme un camionneur qui doit empiler des cartons dans son camion sans laisser d’espaces vides. Ce sentiment s’est accru depuis que je travail à Paris. Vous savez les gens qui courent et jouent leurs vies pour attraper le métro (alors que le prochain est 2 minutes plus tard); et bien c’est moi ! Et plus j’essaie de lutter, plus cela me revient comme un boomerang. J’ai une vie calculée maîtrisée, organisée (sauf que parfois c’est un peu chiant quand même).

Heureusement il me reste de tenaces habitudes de l’enfance. Celles qui sont impossibles à enlever, celles qui m’ont façonnées. Ce sont ces souvenirs, qui doucement me tire de ma léthargie et me crient : « Et oh, ce n’est pas un peu fini ce bordel ? ».

Il faut que je me calme 🙂

Alors doucement je prends du recul, je recommence à marcher. Je déculpabilise de ne rien faire. Je me rassure lorsque dans le train je vois assis en face de moi un homme costumé, ordinateur vissé sur les genoux à 19h30… Je me suis sortie des écrans, surtout cet adorable portable rose métallisé qui est bien trop souvent dans mes mains. J’ai recommencé à lire, des livres féministes, bien pensant, des thrillers qui font frissonner. Le facteur temps se veut alors de plus en plus clément.

Ce chemin est long, c’est une transition, mais je suis ravie d’avoir compris que je n’étais pas dans le vrai. Le temps est un ami, il faut simplement sélectionner ce qui vaut le coup. Plus je vous écris ici, plus je me dis qu’il est difficile de se trouver, de savoir s’écouter. C’est indéniable, il faut chuter pour se relever. Mais après tout c’est aussi ce que nous on apprit nos parents, car avec le temps tout s’apprend…

Quoi qu’il en soit, pour toutes celles qui cherchent un tuto pour réaliser une jupe plissée en peu de temps, je vous invite à visionner la vidéo juste en dessous de ce dernier paragraphe. Promis en moins d’une heure vous aurez créé votre jupe. Je vous conseil un polyester ou une viscose, ainsi votre jupe plissée ne perdra pas ses plis au lavage et le tombé n’en sera que plus beau. Pour ma part j’ai trouvé mon tissu au marché Saint Pierre à 6€/M.

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N’oubliez pas de prendre un peu de temps pour m’envoyer les photos de vos réalisations.

PS : La semaine prochaine je tente les talons (avec mes ballerines dans le sac, juste au cas ou…)

Bien à vous, Justine

2 Comments

    1. Merci Vanda 🙂 et oui le retour des jupes de mémé tellement confortables, tellement cool. À bientôt

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